Mercredi 8 septembre 2010
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Jusqu'à présent, la Ville s'était contentée de rappeler aux transporteurs qu'il était interdit de livrer avec un camion de 3,5 tonnes après 10 heures. Entre vendredi dernier et hier, on est passé
de la communication à la verbalisation.
Les incivilités se succédant, la police municipale a engagé des actions coup-de-poing, comme ce fut le cas, hier, en centre-ville, dans la vieille ville et à Juan-les-Pins.
Objectif avoué ? « Interdire en ville, dès 10 heures, au plus tard 10 h 30, tous les camions de plus de 3,5 tonnes », souligne Anne-Marie Dumont adjointe aux Déplacements.
Vendredi dernier déjà, 25 PV d'un montant de 35 euros chacun, avaient été dressés.
Lors de l'opération coup-de-poing d'hier douze fonctionnaires ont investi le terrain. Sur l'avenue Robert-Soleau, entre 10 h 30 et midi, les livreurs avaient pris leurs aises. Même scénario à
Wilson et à Juan-les-Pins.
Boulevard Wilson, un poids-lourd gène la circulation. Mais il est dix heures et les policiers municipaux ont une consigne de tolérance. Elle ne doit pas aller au-delà de la demi-heure. Le livreur
ne dépasse pas le délai. Car, autrement, un PV de 135 e lui aurait été dressé. Avec, en plus, trois points de moins sur le permis pour le chauffeur. « C'est le prix à payer lorsque, en plus,
il y a un danger, explique Claude Marchais, le chef de la police municipale.
On a besoin de travailler
10 h 30 précises : l'opération commence réellement.
En quelques minutes, deux livreurs stationnés en double file, l'un boulevard Foch, l'autre à Wilson, se font verbaliser. L'un d'entre eux, lance, sans complexe : « On a besoin de travailler,
comment fait-on alors pour livrer ? ».
Le policier ne répond pas, dresse le PV et enfourche sa moto pour rejoindre l'avenue Robert-Soleau. Sur cette artère, les fonctionnaires n'arrêtent pas de sortir leurs carnets. Pour aligner,
cette fois, une série de voitures stationnées sur des aires de livraisons.
Un comble. Toujours sur cette voie, un livreur qui se prénomme Ricardo, vient au-devant des policiers. « Je suis obligé de rester derrière l'aire de livraison parce qu'elle est occupée
». Le policier lui laisse une chance. « Le problème, à Antibes, c'est que la plupart des commerces ouvrent à 10 heures. Alors comment peut-on les livrer avant ? En plus il manque des
aires de livraisons », explique Ricardo.
« C'est un faux débat, estime Anne-Marie Dumont. La Ville a réuni le 18 mai dernier, puis avant le lancement de la saison estivale, les principaux transporteurs et les commerçants.
Selon eux, il n'y avait pas de nouvelle aire de livraison à créer à Antibes sinon à l'entrée de la vieille ville. Pour cela, il faudra attendre l'aménagement du parking du
Pré-aux-Pêcheurs... »
A midi, alors que l'opération prenait fin, le bilan était éloquent : 43 PV. Une nouvelle opération de ce type sera menée demain, toujours entre 10 h 30 et midi.
Par ailleurs, la police municipale bénéficiera du nouveau logiciel permettant de photographier, à distance, tous les contrevenants.
Source : Nice Matin