Guy Marzouk raconte un acharnement qui dure depuis des années. Et évoque un nombre de PV qui dépasse l'entendement.
Guy Marzouk pourrait peut-être figurer au Guiness des records, en raison du nombre impressionnant de PV qu'il collectionne depuis des années.
Mais cette collection le mine parce qu'il n'a pas choisi de la faire. Il dénonce un acharnement. Et nous montre un énorme dossier où il a consigné toutes ses lettres de contestation, les
réponses qu'on lui a faites - quand on lui en fait -, des copies de textes de loi...
Il raconte les papillons sur son pare-brise quand il gare sa voiture près de chez lui. Pas forcément sur une place handicapée, car il n'y en a pas toujours de disponible. Alors il se gare où il
peut, avec le macaron handicapé bien en vue. En octobre dernier, l'homme était déjà venu nous trouver. Il était alors redevable de plus de 2000 € d'amendes.
Et quand il se présentait à la police municipale pour contester, invariablement, dit-il, on le rassurait : « Ne vous inquiétez pas. On va faire des mains levées ». Après la
parution de notre article (du 14/10/2009), Guy Marzouk, invalide à 80 %, avait rencontré l'adjoint à la sécurité. « Il m'avait dit : Si vous avez des problèmes, rappelez-moi
», rapporte ce quinquagénaire. « Alors, c'est ce que j'ai fait fin février quand je me suis rendu compte qu'on avait ponctionné mon compte de près de 1 000 e au titre des
amendes et condamnations pécuniaires. Et là, on me répond : ce n'est pas vrai, on ne vous a pas prélevé. Il a fallu que je fasse envoyer la preuve par ma caisse d'invalidité. On m'a
dit alors : on ne peut pas vous rembourser, allez voir l'officier du ministère public à Saint-Laurent-du-Var ». Quand Guy Marzouk s'y est présenté, on l'a renvoyé vers le commissariat de
Cagnes-sur-Mer. A priori, toutes les infractions contestées, à l'exception d'une qui ne concerne pas le stationnement, devraient être régularisées.
Créanciers
Guy Marzouk parle d'acharnement de la part des agents de la voie publique. « Une fois, on m'a même dit : Monsieur, vous n'êtes pas un grand invalide de guerre, alors vous n'avez pas le droit de vous garer là sans payer. Il a fallu que je leur montre le papier où il est stipulé que la loi est la même pour les grands invalides civils ».
Le contentieux remonte à plusieurs années. Depuis l'époque où, après l'annonce de sa maladie, il sombre dans la dépression. Ne sort quasiment plus de chez lui. Et ne se soucie guère du courrier qui s'amoncelle. Des PV impayés qui reviennent après avoir doublé, voire triplé. Les créanciers lui tombent dessus. Guy Marzouk multiplie les allées et venues entre son domicile et la police municipale, et entre son domicile et le Trésor Public. Fatigué, en mauvaise santé, il s'énerve facilement. ça ne joue pas en sa faveur. Et l'homme reste persuadé « qu'on n'a pas des cinquantaines de PV comme ça. Que c'est fait exprès ».
Source : Nice Matin


