Hier, environ 120 policiers et agents Transpole ont mené une vaste opération dans toute la métropole. 400 PV ont été dressés et cinq individus interpellés.
L'opération d'hier est une première par son ampleur. Une soixantaine de contrôleurs Transpole ont été mobilisés, assistés par autant de policiers. La police municipale de Roubaix s'y est associée. « Régulièrement, avec Transpole, on mène des actions anti-fraude. À cette échelle-là, c'est expérimental », indique le commandant François Debrouwere, chef du SISTC (service interdépartemental de sécurisation des transports en commun), dont les 125 fonctionnaires sont affectés à la surveillance du réseau Transpole et des TER.
Entre 16 h 30 et 18 h 30, ce dispositif s'est déployé dans de nombreuses stations de métro et arrêts de bus : Tourcoing (centre), Roubaix (Eurotéléport), Villeneuve-d'Ascq (Hôtel de Ville), Lille (République et Porte des Postes) et Lomme (Saint-Philibert).
Avec un triple objectif. D'abord, aider les contrôleurs Transpole. Seuls, ils ont en effet parfois du mal à mener à bien la verbalisation si un fraudeur refuse de décliner son identité, ou en donne une fausse. « Ils peuvent la demander mais n'ont pas de pouvoir de coercition », précise le commandant. Alors qu'un policier a évidemment le droit de contrôler l'identité. Autre aspect pour les forces de l'ordre, hier : afficher « une visibilité » aux yeux des usagers. Il s'agit enfin de « rechercher la criminalité », en passant certains voyageurs dans leurs fichiers (personnes recherchées) ou, par exemple, en effectuant des découvertes (drogue...) lors de palpations.