Le Vélo Bleu a un mois. Déjà. Depuis le 18 juillet, Azuréens et touristes adoptent le vélo en libre-service niçois. Tantôt enthousiasmés par la nouvelle petite reine des transports, tantôt échaudés par des ratés persistants. Bilan d'étape.
Les abonnés
36 600 utilisations, 2 400 abonnements annuels, 2 000 locations et 400 abonnements « 24 h » par jour. Et tout cela sur les quatre premières semaines. Nice-Côte d'Azur revendique une « forte adhésion du public au Vélo Bleu » et son président, Christian Estrosi, se dit « extrêmement satisfait de ces résultats qui dépassent nos espérances. »
Le temps moyen d'utilisation (20-25 minutes) semble traduire des trajets relativement courts, favorisés par la première demi-heure gratuite. Et avec 2,5 rotations par jour, le « Vélib » niçois change plus souvent de mains que dans les autres villes.
Les avis
Agréable, joli, pratique, écologique, économique... Mais aussi compliqué, aléatoire, insuffisant, voire décourageant. Voilà un panaché des réactions les plus courantes. L'idée des Vélos Bleus plaît beaucoup, leur mise en oeuvre beaucoup moins.
Les stations
Sans surprise, les stations les plus fréquentées sont situées sur les axes stratégiques : place Masséna, avenue Jean-Médecin (mention spéciale pour Nice Etoile) et promenade des Anglais. A charge pour le délégataire, Véloway, de réachalander les stations vidées de leurs vélos au fur et à mesure.
Les pistes
Le réseau cyclable reste encore trop insuffisant, et la circulation parfois dangereuse. Il faut dire que Nice partait de loin. Christian Estrosi souligne : « Rien qu'en 2009, on aura augmenté le réseau de 15 kilomètres, soit 50 % de plus. » 5 km ont déjà été réalisés, 3 autres le sont ou le seront avant la fin de l'été (avenues Victor-Hugo et des Floralies, rues Verdi, Rossini et Frédéric-Passy).
Les bugs
« On a fini le chemin du retour à deux sur un vélo ! » Ainsi Georges A., résident au port, conclut-il un long courrier où il relate, minute par minute, la mésaventure vécue avec son épouse, le 9 août. Béquille dévissée, location bloquée, appels infructueux, prestation non satisfaite mais facturée : un condensé de tous ces bugs qui, trop souvent encore, refroidissent nombre d'utilisateurs potentiels.
« Le départ a été un peu difficile, surtout au niveau du retrait de vélos, admet Christian Estrosi. Le délégataire doit y remédier, et cela ne change rien pour le contribuable niçois. On n'est pas encore à 100 %, mais on n'a cessé de progresser. »
L'incivilité
« On a constaté des dégradations volontaires au début. Quant aux vols de vélos, on dépose plainte à chaque fois, affirme Christian Estrosi. On a donné des instructions à la police municipale qui a procédé à des interpellations. »
La suite
Le parc actuel de 900 vélos devrait être renforcé de 300 d'ici fin 2009, puis 550 d'ici mai 2010. Objectif : 1 750 en circulation dans l'agglomération, et 175 stations contre 90 pour l'instant.
Source : Nice Matin