Même en rasant les murs, les délinquants niçois risquent dorénavant d'avoir du mal à échapper à l'oeil des caméras. Leurs exploits seront filmés et enregistrés. Comme au cinéma. Avec cette différence que les « vedettes » n'iront pas recevoir leur oscar à Hollywood mais prendront la direction de la maison d'arrêt...
D'ici la fin 2010, en effet, Nice devrait être la ville la plus télésurveillée de l'Hexagone avec 550 caméras réparties sur l'ensemble de la commune, contre 220 aujourd'hui.
« Avec une caméra pour 730 habitants, nous aurons la plus forte densité. A Paris, c'est une caméra pour 2000 habitants. C'est un effort sans précédent que nous faisons en faveur de la sécurité », a souligné, hier, Christian Estrosi lors de la visite du futur hôtel de police municipale.
Si le quartier général de cette dernière s'installe, d'ici la fin de l'année, au 5-7 de la place de Gaulle, c'est justement pour y implanter le « centre de supervision urbain », clé de voûte de cette vidéo protection.
Un centre dont la mission est de rendre la vie des Niçois plus sûre. Mais comment ?
« Six policiers scruteront en permanence les écrans où défilent les images transmises par les caméras. Bien sûr, il n'y aura pas autant d'écrans que de caméras ! Le contrôle serait impossible. L'ordinateur qui gère le système sera très intelligent. S'il constate une anomalie, s'il y a suspicion de violence, comportement anormal, l'image suspecte s'affichera automatiquement sur l'écran », explique le 1er adjoint au maire, Benoît Kandel.
Que se passera-t-il ensuite ?
« Une intervention quasi immédiate sur les lieux du délit supposé. C'est l'autre nouveauté : un système de géolocalisation très performant nous permettra de connaître à tout moment la position de toutes nos patrouilles. Un système encore plus efficient que celui de la police nationale. Nous géolocaliserons non seulement nos véhicules mais aussi nos hommes qu'ils soient en voiture ou qu'ils circulent à pied. C'est la patrouille la plus proche de l'incident qui sera mobilisée. »
Cinquante personnes seront affectées à ce centre de supervision. Parmi elles, dix handicapés. Pour le maire et ministre de l'Industrie, c'est plus qu'un symbole : « C'est une marque de considération et de respect pour ces hommes et ces femmes, aptes comme les autres à participer à la protection des biens et des personnes ».
Source : Nice Matin