Vendredi 2 octobre 2009
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Il n'y a plus d'agent de prévention et de sécurité (APS) dans les services villeneuvois. En fait, il en reste encore trois ou quatre, selon Hervé Harduin, chef du service municipal sécurité, mais
qui sont en passe de passer le concours de policier municipal. Bref, le SMPS n'est plus, place à la police municipale de Villeneuve d'Ascq. La réforme était en cours, mais cette fois, elle
est actée, et Maryvonne Girard, première adjointe en charge de la sécurité, est venue la présenter devant les conseillers de quartier Breucq-Sart-Babylone-Hempempont.
« À sa création en 1993, le SMPS avait pour principale mission la surveillance, l'ouverture et la fermeture des équipements municipaux » , évoque le chef de la police villeneuvoise.
Mais au fil du temps, des missions de sécurité et de prévention se sont ajoutées et le SMPS a recruté de plus en plus de policiers municipaux. À l'arrivée de l'actuelle majorité, les effectifs
étaient répartis à 50/50. « Il y avait confusion », estime Hervé Harduin, un APS ne pouvant remplir toutes les fonctions d'un policier.
Depuis le 1er juillet, la mission d'ouverture et fermeture des équipements a été reprise par le service des sports et une poignée d'agents municipaux sont passés du SMPS à ce service.
Proximité
Par la même occasion, le SMPS est devenu une police municipale à part entière. « Maintenant, les choses sont claires, se félicite le directeur de la police municipale, et l'esprit reste le
même : la police municipale demeure un service de prévention et de sécurité.
» Pour illustrer ce dernier propos, la première adjointe a enchaîné sur l'évolution de la mise en place des équipes d'îlotage. On savait que les deux agents affectés au Pont de Bois se sont
vus adjoint un renfort et tournent désormais également sur l'Hôtel de Ville. Maryvonne Girard a également annoncé la mise en place d'une seconde équipe, à la Cousinerie. « Depuis septembre,
trois agents couvrent le quartier et les Marchenelles , a précisé l'élue. Avec une particularité : ils sont cyclistes, ce qui est bien pratique notamment au parc urbain. » L'îlotage doit
être étendu au reste de la ville, mais l'adjointe butte sur l'écueil des effectifs. « Je ne peux pas donner de date car nous n'avons pas assez d'agents, explique Maryvonne Girard. Il va
falloir recruter et vous savez que le maire a dit qu'il n'y aurait pas de recrutement pour l'instant. » L'élue à la sécurité espère toutefois arracher quelques crédits lors de l'élaboration
du budget 2010. « Je vais jouer de mon autorité », a-t-elle prévenu.
Source : Nord Eclair