Maryvonne Girard, adjointe au maire, a pris le micro, avant que le responsable de la police municipale ne détaille la restructuration de son service.
D'abord un constat, dressé par les habitants : les automobilistes font fi des limitations et roulent à trop vive allure dans les rues Babylone, Jean-Jaurès ou de l'Abbé-Bonpain. Après avoir rappelé que le problème concerne l'ensemble des rues de la ville, l'adjointe au maire a avoué que les champs d'action étaient limités pour réduire la vitesse. « À part mettre des ralentisseurs dont personne ne veut, il ne reste que la répression et les contrôles réguliers. » La police nationale (« avec qui nous entretenons de très bons rapports ») et la police municipale vont donc sortir les radars pour les uns et les indicateurs de vitesse pour les autres et pincer ceux qui ont le pied droit un peu trop lourd.
Une jeune femme a raconté le traumatisme d'une agression qu'elle a vécue en plein jour. « On m'a arraché le sac, il était 16 heures ! C'est de pire en pire. Des bandes se réunissent à la sortie du métro ou près du centre commercial. Ça craint ! » Une inquiétude partagée par d'autres habitants présents.
Une équipe d'îlotiers devrait être constituée dans le quartier, à l'instar de celle qui patrouille au Pont-de-Bois et à l'Hôtel-de-Ville. « J'espère que ça ira assez vite », a avancé Maryvonne Girard, consciente que le maire veut, maîtrise des budgets oblige, limiter les nouvelles embauches.