Le sujet, abordé mercredi soir au conseil communal de Glacis-Victoire, semble préoccuper pas mal d'habitants du quartier. Pointé du doigt : un problème de stationnement sauvage qui a amené la police municipale à organiser cet été une campagne de sensibilisation auprès des « fauteurs ».
Quelques mois plus tard, pourtant, le problème n'est toujours pas résolu et bon nombre de voitures continuent de stationner sur les espaces verts et les trottoirs. « La faute à un manque de places », comme l'affirment certains contrevenants. Pour la police municipale, le problème existe effectivement car 1 800 places de stationnement ont été dénombrées dans le quartier pour 1 500 habitants. « Aujourd'hui, admet Stéphane Pichon, chef de zone à la police municipale de Dunkerque, nous constatons une multiplication de véhicules, soit une moyenne de deux par foyer, voire trois pour ceux qui ont encore un enfant domicilié chez eux. Et qui dit manque d'emplacements, forcément, dit stationnement anarchique. » Reste que ce problème de places n'explique pas tout. « Souvent, souligne Nicolas Lehouck, à la mairie de Dunkerque, nous constatons que des places sont libres à seulement quelques mètres du véhicule mal stationné ! » « Les gens ont effectivement pris l'habitude de se garer sous leurs fenêtres, confirme Stéphane Pichon. Parfois, il leur suffirait de marcher quelques mètres, mais rien n'y fait : s'ils pouvaient rentrer leur voiture près de la porte de l'ascenseur, il le feraient ! » « Un peu de civisme, ça n'a jamais fait de mal à personne », enchaîne un conseiller communal des Glacis, tout en admettant « qu'amener les habitants à garer leur véhicule plus loin qu'au pied de leur immeuble sera un travail à long terme ».
Problème plus gênant, le stationnement de voitures sur des emplacements réservés aux secours. « Là, c'est encore plus grave car les véhicules de sapeurs-pompiers n'ont même plus la possibilité d'avoir accès aux immeubles », déplore Stéphane Pichon. « Il ne faut pas non plus oublier qu'un nouveau collège va ouvrir ses portes dans le quartier. Si les voitures continuent à mal se garer, ça promet ! », rappelle un habitant des Glacis, qui ajoute qu'en cas d'accident, « c'est vers la Ville que les gens se retourneront ».