À en juger aux très nombreux appels reçus par les secours, l'explosion a retenti à des kilomètres à la ronde. Et sans doute réveillé une grande partie des habitants de Rocheville, l'Ouest du Cannet. Elle s'est produite vers 0 h 30 dans la nuit de samedi à dimanche.
Le souffle fut tel que les habitants de bâtiments situés à plusieurs centaines de mètres jurent avoir vu leurs murs trembler.
Les dégâts se limitent néanmoins au local de l'une des deux stations-service de l'hypermarché E.-Leclerc de Rocheville. Celle que les habitués surnomment « la petite station » située à deux cents mètres environ en contrebas de la grande surface, avenue Franklin-Roosevelt.
C'est là que l'explosion s'est produite. Elle a soufflé toute la partie arrière du local, dévolue au lavage des véhicules.
Le toit et les murs se sont en partie effondrés et, indice de la violence de la déflagration, l'imposant rideau métallique a volé en éclats. « On a même retrouvé un morceau à une trentaine de mètres », relève un responsable de la police municipale qui avait mobilisé tous ses effectifs pour sécuriser le quartier. Heureusement toutefois, les cuves de carburant n'ont pas été touchées et l'explosion étant survenue au coeur de la nuit, elle n'a fait aucune victime.
Deux chiens renifleurs
Les pompiers qui ont détaché un important dispositif, une trentaine d'hommes sous la responsabilité du capitaine Laurent Sève, s'en sont assurés au moyen de deux chiens qui n'ont décelé aucune présence humaine dans les décombres.
Pour les enquêteurs, l'origine de cette explosion est « indéterminée ». Mais la piste accidentelle semble privilégiée.
Sur place, les secouristes évoquaient une fuite de bouteille de gaz.
Les installations de GDF seraient hors de cause. La section explosif du laboratoire de la police scientifique de Marseille devrait inspecter les lieux dans les prochaines heures pour le compte de la police judiciaire de Nice à qui le parquet de Grasse a confié l'enquête.
En attendant, la station-service est évidemment fermée.
Source : Nice Matin