Hier midi, une petite troupe de dossards « Police municipale » a fait le pied de grue devant la préfecture à Arras. Arborant drapeaux, autocollants et mégaphones du parfait manifestant.
À l'appel du Syndicat national des policiers municipaux (SNPM-CFTC) une quarantaine de la centaine d'agents du département sont venus de Calais, Saint-Omer, Hénin-Beaumont, ou d'Arras exprimer leur ras-le-bol. Tandis que nombre de leurs confrères avaient choisi de nourrir les rangs du défilé lillois. « Cela fait dix ans que l'on voit notre charge de travail, nos compétences, nos responsabilités, accrues... En matière de verbalisation par timbres amende, de sécurité routière, par exemple. Et nous sommes souvent en première ligne sur les bagarres dans la rue, les différents familiaux, etc. Mais derrière, côté social, rien ne suit », explique Lionel Kmieciak, délégué départemental de la SNPM. Le syndicat, majoritaire, demande un alignement des grilles salariales de la police municipale sur celles de la police nationale. « Et l'intégration des primes dans le calcul des droits à la retraite... En bref, un statut social digne de notre profession », poursuit Romuald Chrétien, responsable de la police municipale de Calais, où onze des dix-sept agents étaient hier grévistes.