Vendredi 30 octobre 2009
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Pour lutter contre les décharges sauvages, Linas installe des caméras au bord des chemins. Les images seront transmises en temps réel aux policiers
municipaux.
Chemin des élans à Linas. Entre le château d’eau et l’autodrome. L’impasse n’est pas très fréquentée. Sauf par les pollueurs, qui profitent de cet endroit à l’écart des regards indiscrets pour
déposer des pots de peinture, des gravats, des planches de bois, des sacs-poubelles… Pour lutter contre ce fléau, le maire (Cap 21) de la commune, François Pelletant, vient d’installer dans cette
ruelle une caméra de vidéosurveillance.
Deux autres devraient suivre rapidement, dans des coins régulièrement transformés en décharges sauvages.
« Ce modèle GSM venu de Suisse coûte 200 € et envoie 5 images en temps réel par mail ou par message sur téléphone lorsqu’un homme passe dans son rayon d’action
(NDLR : un peu plus de 5 m) », avance Carlos Mendes, le responsable municipal des nouvelles technologies.
« En quelques minutes, on reçoit les images et on peut intervenir »
« Cela permet d’identifier les fautifs, avance-t-on au cabinet du maire. Et puis, en quelques minutes, les policiers municipaux reçoivent ces images et peuvent intervenir. » Selon les
objets déposés illégalement, cela peut passer de la contravention (environ 300 €) au délit.
Tous les deux jours, un employé municipal vient pour recharger la batterie de l’engin dénonciateur. « A terme, l’objectif est de disposer cinq ou six boîtiers à des endroits stratégiques dans la
ville et de posséder trois caméras que l’on déplace sur un site ou un autre », prévient François Pelletant. Cet oeil numérique est assez discret et placé dans des lieux difficiles d’accès. La
municipalité espère ainsi économiser sur les frais de nettoyage. « En plus du temps passé par nos agents, on dépense en moyenne 6 000 € par an auprès des entreprises spécialisées, soupire
François Pelletant. Mais il y en a marre que les pollueurs ne soient jamais attrapés, surtout que l’accès à la déchetterie est gratuit pour les particuliers. »
Source : Le Parisien