«Cet été, explique Vincent, le policier municipal, on a surpris une personne qui se débarrassait d'une vieille caravane en en déposant des morceaux sur le trottoir.» Le personnel de cette équipe chargée d'inciter le public à rendre plus propre la cité collectionnent ainsi quelques perles.
«On a aussi découvert une mini-décharge irrégulière à côté d'un terrain servant au moto-cross.»
Ce ne sont pas les seuls faits marquants d'un été qui s'est, malgré tout, caractérisé par une baisse des déjections canines. «On voit de plus en plus de gens qui ramassent systématiquement les crottes laissées par leur animal. On peut dire que la tendance est à l'évolution», renchérit Fabienne Ottaviani, conseillère à l'environnement.
Mais il reste des progrès à faire. Une quinzaine de points noirs ont ainsi été répertoriés, qui servent encore de décharge à ciel ouvert. Essentiellement dans les vallons, comme celui de Gorbio, le Fossan ou le haut Borrigo.
Une campagne renforcée
«Nous allons renforcer notre politique d'intervention, prévient l'adjointe. Des panneaux vont être installés dans ces endroits pour rappeler que les gens qui effectuent ces dépôts s'exposent à une amende pouvant aller jusqu'à 1500 e. C'est d'autant plus désolant qu'une déchetterie est en place. Gratuite, elle permet aux particuliers de se débarrasser de leurs encombrants jusqu'à un forfait cumulé de trois tonnes par an.
«Comme des personnes persistent encore à ne pas l'utiliser, nous allons faire procéder à des contrôles nocturnes et des patrouilles, le soir et le matin. Il faut que les gens comprennent que la propreté de la cité est l'affaire de tous.»
Richard Cerruti, le responsable du service technique environnement et propreté, ajoute:
«Les gens doivent s'adapter aux services qui sont mis en place. Le ramassage des encombrants a lieu deux jours par semaine, les mardis et vendredis matins, avec deux camions. Un jour de renfort est prévu, avec un véhicule le mercredi, en cas de besoin. Comme un numéro unique est disponible, les gens n'ont plus d'excuse. Depuis septembre dernier, nous avons récupéré 35 tonnes de déchets divers en dehors des rendez-vous proposés par le service de l'enlèvement. On trouve de tout, des gravats, des appareils ménagers, des batteries.»
«Encore trop d'épaves de voitures»
L'autre problème récurrent est celui des épaves de voitures.
Cinq véhicules ont été débarrassés de la voie publique cet été.
Le policier municipal rappelle: «C'est pourtant facile. Il suffit d'apporter son véhicule au garage de l'Autoroute qui a en charge la fourrière. Les propriétaires doivent avoir à l'esprit qu'ils risquent gros en laissant leur voiture sur la voie publique. Ils peuvent écoper d'un PV s'ils stationnent depuis plus de sept jours, ou s'il n'est plus assuré, ou s'il possède ce que le code de la route appelle des angles saillants.»
Source : Nice Matin