Samedi 17 octobre 2009
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L'installation en ville n'est pas encore officiellement confirmée.
Différents éléments - d'ordre techniques ou budgétaires - pourraient encore venir contrarier ou du moins faire évoluer le projet.
Pourtant, des services de l'État à l'hôtel de ville en passant par le monde de la justice, de nombreuses sources en conviennent : le dossier de la vidéosurveillance - transformée par le jeu
sémantique du marketing politique en vidéoprotection - n'a jamais été aussi près d'aboutir à Narbonne.
Et si la prudence reste encore de mise, selon toute vraisemblance des caméras pourraient commencer à scruter les rues de la ville dans moins d'un an.
Peut-être même dès l'été prochain.
C'est du moins l'échéance possible évoquée à ce jour, dans les couloirs de l'hôtel de ville.
Combien de caméras seraient disséminées dans Narbonne ?
La municipalité privilégierait, pour l'heure, une option de 10 à 15 caméras.
Sites concernés : le centre-ville, en premier lieu, et les quartiers ou zones dites sensibles, comme par exemple, les abords du centre commercial Razimbaud.
Une discussion a, d'ailleurs, été engagée à l'échelle de l'Aude, avec les chambres de commerce, pour sécuriser davantage certaines zones d'activités.
« Mais la réflexion porte sur toute l'agglomération de Narbonne et plus particulièrement sur certains points névralgiques, les quartiers où on constate un certain nombre de faits de
délinquance » , confirme le procureur de la République, Bertrand Baboulenne.
La montée en puissance de la vidéoprotection, impulsée par l'État et ses représentants audois, en commençant par Anne-Marie Charvet et Gérard Dubois, ne s'est pas heurtée à un veto municipal.
Jacques Bascou avait annoncé la couleur pendant sa campagne électorale.
Il le confirme aujourd'hui : « Je ne suis pas contre. Je ne vois pas ça comme la solution face à la délinquance, mais comme un outil supplémentaire pour y faire face. En complémentarité,
notamment, avec le travail de la police municipale, dont j'augmente les effectifs à raison de trois embauches par an, pour qu'elle puisse également tisser des liens avec la population. Je pense,
effectivement, que la vidéoprotection peut avoir un effet dissuasif » .
Effet dissuasif, qui pourrait faire des émules.
La réflexion sur l'implantation de la vidéoprotection, engagée dans le cadre du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance réactivé il y a moins d'un an, porte donc sur
l'ensemble des communes dans le Grand Narbonne.
Mais Cuxac, Gruissan, Fleury, Coursan et Vinassan seraient plus particulièrement concernées.
Après Leucate, qui compte déjà six caméras, Port-la-Nouvelle étudie déjà la mise en place de son propre projet.
Et les cités de Lézignan et Saint-Pierre-la-Mer ont été approchées par la préfecture.
Source : Midi Libre