Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 07:57

Soucieuse d'éradiquer le problème des squats, la Ville a créé, il y a trois mois, le « pôle action squat ». Cette nouvelle structure, pilotée par la police municipale et mise en place dans le cadre du contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance, a permis de déloger depuis août 137 personnes.

« Les squats créent une population qui génère de l'insécurité », explique Sylviane Casanova, directrice de la sécurité et de la protection.

Le dispositif a permis de recenser pour l'heure 54 lieux squattés ou « squattables » dont 40 terrains appartenant à la Ville (à Nice ouest notamment) et 14 biens privés (résidences secondaires, maisons individuelles inhabitées). Parmi ces lieux 34, dont 9 privés, ont été traités et placés sous surveillance avec ronde de la police municipale et sensibilisation du voisinage, comme cela a été le cas pour une villa inoccupée de l'avenue Cernuschi.

Coordination

Ce travail de « desquatisation » demande avant tout un effort de coordination car il met en branle différents services de la Ville et de l'Etat : polices municipale et nationale, préfecture, direction de l'hygiène et de la santé, bâtiments communaux, patrimoine communal, nettoiement, prévention des risques urbains. Tous travaillent en réseau, notamment grâce à un logiciel tenu à jour et à la disposition de tous les partenaires.

Pour une efficacité optimum, un seul mot d'ordre, la réactivité. Si le squateur est pris en flag dans les 48 heures, le délit est immédiatement constaté par un officier de policier judiciaire. Passé ce délai, le lieu squatté est considéré comme le domicile réputé de la personne. Pour le propriétaire (un particulier ou le service juridique de la Ville s'il s'agit d'un bien communal), un seul recours : le référé administratif ou judiciaire. Une procédure qui peut prendre plusieurs mois.

Une fois l'autorisation de la préfecture accordée, avec le concours de la force publique, c'est une tâche colossale qui attend les services : enlèvement et traitement des déchets, nettoiement, dératisation, murage des portes et fenêtres.

« Cela représente un coût énorme » indiquent Marc Ligot, responsable de l'observatoire de la tranquillité publique, et Roger Ragnolo du pôle action squat.

Réactivité

Au n° 11 du boulevard Luciano par exemple, le squat a brûlé deux fois. Ce sont ainsi 87 000 e qui ont été dépensés rien qu'en traitement des déchets et sécurisation du périmètre. Tout cela à la charge des collectivités.

A Saint-Isidore, plus précisément boulevard des Jardiniers, il a fallu recourir à quatre camions benne pour évacuer les déchets.

Mais que faire ensuite des populations délogées. Souvent des gens du voyage, ressortissants roumains ou hongrois, qui ne fréquentent pas les centres d'accueil et qui refusent que leurs enfants soient pris en charge par les services sociaux.

Une population nomade et précaire qui a tendance à se faire oublier pour mieux revenir ou à migrer dans le Var.

« Toutes ces personnes sont fichées. Elles ont un mois pour quitter le territoire, même s'il s'agit de ressortissants de l'Union européenne », explique Sylviane Casanova. En cas de non-respect de cette disposition, un arrêté de reconduite à la frontière peut-être pris à leur encontre.

Source : Nice Matin

Publié dans : Revue de Presse - Recommander
Retour à l'accueil

Mouvement social en cours

pmgreve2

SNPM sur Facebook

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés