Vendredi 27 novembre 2009
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La police municipale vient d'être dotée de jumelles servant à prévenir les excès de vitesse des automobilistes. Ce sera bien utile…
Devant le nombre grandissant d'habitants qui se plaignent des excès de vitesse, principalement route de Revin, de Petite Chapelle ou Chemin de Curé mais aussi en centre-ville, le conseil
municipal de Rocroi a décidé de l'achat d'un cinémomètre plus connu sous le nom de radar ou encore « jumelles ».
Cet outil devrait permettre de calmer les ardeurs de certains automobilistes et motards qui mettent en danger la vie des autres, c'est du moins ce qu'espèrent les autorités municipales.
Le policier municipal qui sera appelé à se servir de ce radar mobile pourra effectuer ces contrôles seul ou avec l'aide de la gendarmerie nationale.
Prévention
Ils ne se feront que sur le territoire de Rocroi avec ou sans interception. Pour débuter, ils seront plutôt préventifs, sauf si la vitesse est vraiment trop excessive. Pour mieux gérer ces excès
de vitesse, deux panneaux afficheurs de vitesse ont été installés aux abords de l'école d'Hiraumont, secteur sensible notamment au moment des entrées et sorties des classes.
45 % de contrevenants
Un logiciel enregistre toutes les données avec les horaires correspondant et cela a permis de constater qu'en moyenne 2.100 véhicules passent par jour dans les deux sens, que 55 % d'entre eux
seulement respectent la limitation de vitesse (50). La majorité de ces infractions se déroule de 12 à 13 heures et de 17 à 21heures, avec des dépassements souvent au- delà des 70 km/h et une
pointe a même été enregistrée à plus de 130 km/h ! Toutes ces statistiques sont transmises à titre d'information à la gendarmerie nationale.
Ainsi, il paraît évident que le radar dont sera désormais dotée la police municipale, sera un outil très utile !
En effet, malgré la forte politique de prévention de la vitesse qui règne en France, il y a encore et toujours trop d'accidents liés à des comportements inconséquents. On voit d'ailleurs
régulièrement des automobilistes appuyer sur le champignon dans des zones où la vitesse est limitée. Il semblerait que la répression que l'on connaît est encore insuffisante pour certains !
Pour ceux qui pensent que les amendes collectées tombent directement dans les caisses de la Ville, ils se trompent.
Le produit des amendes de police entre dans les caisses de l'Etat qui reverse sous forme de subventions, une partie de l'argent, aux collectivités qui investissent dans des travaux de sécurité
routière.
Source : L'Union