Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 09:15
La ville et les sites sensibles vont être placés sous le regard d'une caméra, dans quelques semaines.

Dix-neuf emplacements et vingt caméras. Saint-Amand va être bien quadrillé par les yeux électroniques des caméras de surveillance. L'implantation vient d'être validée par la préfecture du Cher, à une exception près.

Sur l'infographie ci-dessus, il est facile de voir la première intention : quadriller le périmètre avec une caméra pour toutes les sorties de ville. Dans le passé, les ateliers de bijouterie ont déjà été victimes de cambriolages violents, et les malfaiteurs ont toujours pris la fuite on ne sait où, dans une voiture mal déterminée. Là, au moins, si ces faits se reproduisent, les enquêteurs auront un début de piste.

Ensuite, les caméras visent les lieux de vie : collège Jean-Valette, lycée Jean-Moulin, centre hospitalier, place de la République, rue Porte-Mutin ou encore place du Marché.

Dans la pratique, les images ne seront conservées que quinze jours et ne seront visionnées qu'en cas de problème particulier. Elles arriveront dans les locaux de la police municipale, dans un premier temps. Un projet de liaison avec la gendarmerie est en cours d'étude. Les images peuvent évidemment être conservées au-delà des quinze jours pour les besoins d'une enquête.

Il devrait également être possible (mais pas tout de suite) de visionner les images en direct, depuis le centre opérationnel de la gendarmerie de Bourges ou la police municipale, en cas de problème ponctuel ou d'événement occasionnant un grand rassemblement (les foires d'Orval par exemple).

Attendu avec impatience, comme l'a déjà spécifié le capitaine Magret, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Amand, le système est également soutenu financièrement et techniquement par la préfecture du Cher. Mais il ne fait pas forcément l'unanimité : « Vingt caméras, on tombe dans l'excès », réagit Jean-Pierre Charbonnier, conseiller municipal socialiste. « Qu'on en mette aux quelques coins sensibles de la ville, pourquoi pas. Même si, depuis la fermeture du Corsaire, la situation s'est améliorée. Il est vrai que la présence de caméras peut être dissuasive. Mais vingt caméras, c'est inacceptable, même avec des crédits spécifiques. Au final, c'est toujours le contribuable qui paye. » L'élu s'étonne aussi de « l'absence de débat sur le sujet au sein du conseil municipal. »

Même constant sur l'absence de débat chez Michel Mrozek, autre leader de l'opposition municipale, qui n'est pas contre le principe de la vidéosurveillance. « Il y a le côté dissuasif, puis c'est utile à la gendarmerie pour les enquêtes, je pense surtout au banditisme ou aux affaires criminelles. Mais pour les incivilités, ce qui est important est surtout d'avoir une politique de prévention auprès de la jeunesse. La ville ne va pas assez loin là-dessus. Si on veut éviter les caméras, si on veut éviter de construire des prisons, il faut d'abord penser prévention auprès de la jeunesse. L'humanisme, c'est ça ».

Source : Le Berry.Fr
Publié dans : Revue de Presse - Recommander
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